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Red Hat sera-t-il le prochain géant du logiciel ?

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Red Hat sera-t-il le prochain géant du logiciel ?

 

Frédéric Bordage, 01 Informatique, le 10/02/2004 à 07h00

 

La nouvelle stratégie de l'éditeur ressemble comme deux gouttes d'eau à celle qui a garanti, en son temps, la réussite de Microsoft. L'ouverture du code source en plus.

 

Numéro un mondial sur son marché avec 69 % des serveurs et 25 % des postes clients Linux déployés, Red Hat sera-t-il, à terme, le nouveau géant du logiciel, principal concurrent de Microsoft, d'IBM et d'Oracle ? Il y a fort à parier.

 

Depuis sa création, Red Hat ne vend pas de logiciels, mais du support sur des logiciels au code source ouvert. Subtile, cette nuance se retrouve dans son mode de tarification, qui fluctue en fonction du niveau et de la durée du support demandé par l'entreprise sur un logiciel open source donné. C'est l'une des rares différences avec Microsoft, son principal concurrent propriétaire, avec lequel il partage la même stratégie de verrouillage de la base installée et le même succès dans les partenariats avec les constructeurs. D'ailleurs, « la majorité des acteurs de l'open source considère Red Hat comme le Microsoft du libre », note le responsable technique de l'une des premières SSLL (société de services en logiciel libre) françaises.

 

Red Hat en situation de quasi-monopole ?

Pour parvenir à accumuler près de 300 millions de dollars de trésorerie et à réaliser un chiffre d'affaires de quelque 100 millions de dollars entre 2002 et 2003 (dont 60 % en support), Red Hat a épuré ses différentes distributions. Si bien que, pour couvrir tous leurs besoins, les entreprises doivent acquérir d'autres logiciels certifiés Red Hat. La dizaine disponible en option sera bientôt complétée par de nouvelles briques - un serveur d'applications basé sur Jonas d'Objectweb, des outils de sécurité, etc. « Le travail de fédération des nombreuses briques logicielles de plus haut niveau produites par la communauté reste à faire. C'est là que nous intervenons », synthétise Franz Meyer, directeur France de Red Hat.

 

Seulement, au contraire de ses concurrents « propriétaires » , Red Hat se contente de packager des logiciels gratuits et d'assurer leur support. A plus de 3 000 euros par an le SGBD PostgreSQL 7.1, la marge potentielle de l'éditeur est importante. D'autant que Red Hat a réussi à imposer son Enterprise Server comme la seule distribution Linux proposée par défaut, en alternative à Windows, sur les serveurs IBM, HP, Dell, etc. Red Hat a également noué des alliances avec IBM, Oracle, Veritas et de nombreux éditeurs indépendants. Il dispose en outre d'un programme de certification et de son propre magazine, Red Hat Magazine. Bref, la machine de guerre de Red Hat fonctionne à plein régime.

 

Trop, peut-être. « A la suite de l'abandon de sa distribution gratuite, nous n'avons plus accès aux mises à jour de sécurité. Or, nous venions juste de déployer trois mille trois cents postes chez Europcar, et allons devoir recommencer avec une autre distribution. On est loin de la promesse d'un cycle de vie du produit stable sur cinq ans... », déplore Jacky Pires, responsable commercial d'Easter-Eggs. Face à cette « prise d'otages » , la SSLL privilégiera certainement une distribution Debian, dont l'évolution ne dépend pas de la stratégie commerciale d'un éditeur, mais bien des besoins de sa communauté d'utilisateurs.

 

Sans le rachat de Suse (numéro deux sur le marché grand public après Mandrake) par Novell, Red Hat serait quasiment seul, en situation de monopole, sur son marché. Déjà présent au capital de Red Hat, IBM investira 50 millions de dollars en bons convertibles en actions Novell. A condition que la reprise de Suse aboutisse. La peur du monopole ?

 

Stratégie : un train d'acquisitions prévu pour 2004

 

L'appétit de Red Hat semble sans limites. La compagnie vient d'émettre un emprunt obligataire convertible en actions d'un montant de 400 millions de dollars. Objectif : financer son développement international et, surtout, se donner les moyens d'acquérir des spécialistes dont les technologies pourront se greffer sur son programme Open Source Architecture. A l'image, par exemple, de Sistina Software, éditeur d'outils de gestion de stockage - système de fichiers et gestionnaire de volumes logiques, entre autres -, acquis pour une trentaine de millions de dollars en décembre dernier. Le pari de Red Hat semble en bonne voie d'être gagné : moins d'une semaine après son lancement, l'offre aurait déjà été sursouscrite.

 

Source 01net

 

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