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Myki

[Etude] Le P2P non responsable du déclin du CD

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Bon, ca vaut son pesant d'or alors je mets ici tout ce qui concerne l'étude sur le P2P et le monde de la musique.

 

P2P pas responsable du déclin des ventes de CD

 

Une nouvelle étude révèle que le téléchargement de fichiers musicaux n'a aucun impact financier sur l'industrie de la musique.

 

Alors qu'aux États-Unis près de 2000 plaintes ont déjà été déposées contre des internautes suspectés de piratage de musique sur Internet et que plusieurs pays du monde s'apprêtent à lancer leurs propres poursuites, une nouvelle étude affirme que les logiciels d'échange de fichiers tels que Kazaa et Morpheus ne sont pas la cause du déclin de la vente de CD.

 

Felix Oberholzer et Koleman Strumpf, les auteurs du rapport The Effect of File Sharing on Record Sales ? An Empirical Analysis, concluent en effet que «les téléchargements [de musique] ont un effet sur les ventes [de CD] qui, statistiquement, ne peut être distingué de zéro, en dépit d'estimations précises.»

 

Les chercheurs basent leurs conclusions sur l'étude simultanée, au cours du second trimestre 2002, des téléchargements dans le réseau OpenNap en relation avec les ventes de 680 albums. Contrairement à d'autres études du genre, celle-ci révèle que dans le cas des albums les plus populaires, les réseaux P2P tendent même à augmenter les ventes de CD.

 

Les résultats de cette étude sont évidemment fortement contestés par la RIAA, l'organisme américain qui représente les grandes maisons de disque et dont les poursuites sont justement justifiées par le fait que les échanges de fichiers sont la cause de pertes financières dues aux baisses des ventes de disques compacts.

 

Ces nouveaux résultats n'ont toutefois pas empêché des groupes de protection des intérêts de l'industrie musicale de plusieurs pays d'annoncer qu'ils intenteraient des poursuites contre des internautes qui utilisent des logiciels d'échange de fichiers. Ainsi, en plus de la CRIA au Canada , l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) a déposé des plaintes en justice contre 68 internautes en Allemagne, 30 en Italie et plus de 120 au Danemark.

 

Le rapport The Effect of File Sharing on Record Sales ? An Empirical Analysis peut être téléchargé de cette page (document PDF de 52 pages).

 

Source Branchez Vous

 

Myki

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Télécharger de la musique ne nuirait pas aux ventes de CD

30 mars 11:58:52

 

par Ben Berkowitz

 

LOS ANGELES - Le partage de fichiers sur internet n'a qu'un faible impact sur les ventes de CD, concluent dans une étude les chercheurs de deux grandes universités américaines, contredisant ainsi le grief principal des éditeurs de musique contre l'échange de fichiers en ligne.

 

"L'échange de fichiers n'a que des conséquences limitées sur les ventes de disques", estiment Felix Oberholzer-Gee de la Harvard Business School et Koleman Strumpf de l'université de North Carolina-Chapel Hill. "L'impact économique est également faible. Même dans les pires hypothèses, cinq mille téléchargements sont nécessaires pour annuler une seule vente d'album".

 

Le syndicat représentant l'industrie du disque, la Recording Industry Association of America (RIAA), a promptement dénoncé les conclusions de l'étude.

 

"Bon nombre de groupes et d'analystes reconnus, dont Edison Research, Forrester, l'université du Texas, ont conclu aux conséquences négatives du partage illégal de fichiers sur les ventes de CD", a déclaré dans un communiqué Amy Weiss, porte-parole de la RIAA.

 

Les universitaires ont recueilli les données de téléchargements effectués entre septembre et décembre 2002 sur deux serveurs d'échange OpenNap. Ils ont comptabilisé 1,75 million de téléchargements au total, s'intéressant aux téléchargements effectués par des internautes américains, et ont comparé les chansons concernées avec les ventes hebdomadaires des albums sur lesquels elles figuraient.

 

"Tandis que les téléchargements se font à grande échelle, la plupart des utilisateurs sont principalement des individus qui n'auraient pas acheté l'album, même si les systèmes d'échange n'existaient pas", indiquent-ils.

 

Les éditeurs de disques ont imputé le déclin des ventes de CD aux services de partage de fichier tels que Napster à ses débuts ou Kazaa par la suite. La semaine dernière, la RIAA a entamé plus de 500 procédures en justice contre des internautes qu'elle accuse de violation de droit d'auteur, le syndicat ajoutant que plus 1.000 actions de ce type avaient été lancées cette année.

 

Stan Liebowitz de l'université du Texas à Dallas a publié l'été dernier une étude montrant l'impact négatif du téléchargement illégal mais dans laquelle il précisait que cet impact était difficile à quantifier.

 

"J'en conclut, en un mot, que le téléchargement MP3 cause un certain tort. Aucune autre hypothèse n'a permis d'expliquer le déclin des ventes observé depuis 1999 (....) Cependant, il n'est pas certain que ce tort soit fatal."

 

Une étude menée par la RIAA elle-même a révélé une baisse de 33% des achats de musique par les jeunes adultes qui s'étaient mis à télécharger.

 

Source Libération

 

Myki

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La grande machine mangeuse d'utilisateurs de p2p est déja lancée, laissons les bouffer les réseaux et continuons à pas acheter de musique on vera bien qui rira le dernier .....

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Salut,

 

en fouillant un peu j'ai trouvé qqch qui va exactement dans le même sens

 

Rodolphe Buet (Fnac): «Le disque va mal, mais le téléchargement illégal n'est pas le seul responsable»

 

Par Philippe Astor

ZDNet France

Lundi 29 mars 2004

 

 

Entretien – Directeur du secteur "disque" au sein du plus grand distributeur français de produits culturels, Rodolphe Buet prend à contre-pied les professionnels de la musique: l'internet n'a pas à être diabolisé, dit-il, c'est le CD qui a pris un coup de vieux.

Rodolphe Buet, directeur du disque à la Fnac, est quelque peu "exposé" depuis que, début mars, il a signé un édito dans le mensuel Contact (réservé aux adhérents). Dans cette tribune, abondamment commentée dans les forums web ou autres blogs, Buet y développe la thèse suivante: «Les médias nous chantent tous le même refrain: le disque ne tourne pas rond. Faux! La consommation de musique n'a pratiquement jamais été aussi forte.» Un air plutôt dissonant dans le refrain ambiant, celui des professionnels de la musique qui, tous, presque unanimement, accusent les échanges de fichiers piratés entre internautes d'être la cause de tous leurs maux. Depuis Rodolphe Buet a mis son bémol: «Le marché du disque va mal, notamment à cause du téléchargement illégal, mais il y a d'autres raisons qui expliquent sa baisse et qui font qu'il va encore baisser en 2004.»

 

 

ZDNet: Vous avez publié récemment dans le mensuel de la Fnac, un éditorial qui prend le contrepied de l'analyse que fait l'industrie de la musique sur la baisse du marché du disque. Quel était votre propos?

Rodolphe Buet: Je suis rentré du Midem avec deux visions opposées du marché. D'une part, un Midemnet en pleine forme, avec beaucoup d'idées, de projets et de perspectives, et, d'autre part, un Midem classique, celui du monde physique, dans la dépression la plus totale. Or lorsqu'on analyse les chiffres de l'année 2003, même s'ils ont été négatifs en terme de performance, il s'avère que c'était la quatrième meilleure année en terme de ventes de disques, depuis qu'on les mesure; ce qui prouve qu'il y a encore une appétence de nos clients pour l'écoute et l'accès à la musique. C'est un premier élément.

Le deuxième, c'est qu'un certain nombre d'indicateurs montrent que l'accès à la musique et l'envie de musique sont toujours forts. Les concerts ne se sont jamais aussi bien portés. Il y a une nouvelle scène, une nouvelle chanson française qui est en train de naître et qui se développe très fortement. Ce que j'ai voulu dire, c'est que même s'il y a des éléments inquiétants, en ce qui concerne la situation du marché à court terme, à cause notamment du téléchargement illégal et de la piraterie, il y a beaucoup d'éléments positifs aussi, et il ne faut pas sombrer pour autant dans la sinistrose.

 

 

Votre analyse a été largement reprise par tous ceux qui défendent l'idée que le téléchargement illégal n'est pas la principale cause de cette baisse du marché du disque. Qu'en pensez-vous?

Je suis à 100% de cet avis. Le marché a commencé à baisser en France au dernier trimestre 2002. Nous avons fait -7% sur ce trimestre et -8% sur le premier semestre 2003. Et sur le second semestre 2003, le marché a plongé très fortement. Si on regarde la montée en puissance du haut débit sur ces périodes, il y a incontestablement une corrélation. Mais il ne faut pas s'abriter derrière ce constat. Le marché va mal, notamment à cause du téléchargement illégal, mais il y a d'autres raisons qui expliquent sa baisse et qui font qu'il va encore baisser en 2004.

 

 

Quelles sont ces raisons?

D'abord, le CD a vingt ans et a pris un petit coup de vieux. Ensuite, la dérégulation des prix a été mal perçue par les clients, vis-à-vis desquels il me paraît important de retrouver des références de prix cohérentes. Les éditeurs ont utilisé le prix comme un des éléments du marketing, ce qui leur a permis d'accompagner l'accroissement en volume des années 2000 à 2002. Mais désormais, nous sommes arrivés au terme des aspects positifs de cette stratégie, et les aspects négatifs commencent à se faire sentir. Lorsqu'un nouvel album sort, il y a toujours un phénomène d'achat instantané, mais certains se disent que c'est n'est pas le moment d'acheter, qu'il sera moins cher dans trois mois, ou fera l'objet d'une promotion à moitié prix, etc. Les prix peuvent varier de un à trois. Dans l'incertitude, les clients peuvent être amenés, soit à ne pas consommer, soit à consommer plutôt du DVD musical ou du DVD film.

Une autre raison est le transfert de budget. Il ne faut pas se voiler la face. Le marché du livre a fait +6 % l'an dernier, le marché de la vidéo a fait +18,8 %. C'est clair qu'il y a un transfert de pouvoir d'achat du produit musical vers d'autres produits de loisirs. Sans parler du fait que les consommateurs de musique, les jeunes notamment, sont de très gros consommateurs de téléphonie mobile. Enfin, un dernier élément est la réduction des investissements marketing, qui ont baissé de 15 % l'an dernier et chutent très rapidement depuis le début de l'année.

En tant que distributeur spécialisé, comment la Fnac se positionne-t-elle face au développement du téléchargement illégal?

Le téléchargement illégal est un des facteurs de la baisse du marché et a bien sûr un impact sur les ventes de la Fnac. L'an dernier, le disque a fait -9% chez nous. Notre performance est meilleure que celle du marché mais elle est malgré tout en recul. Et tout élément qui concourt à ce recul est plutôt vécu négativement. Maintenant, notre analyse est assez pragmatique. Il y a un aspect négatif du téléchargement illégal et du "peer-to-peer", mais il y a aussi un aspect positif: à savoir que des habitudes de consommation numérique ont été prises, et qu'une démarche pédagogique a été initiée auprès des clients qui sont équipés d'un ordinateur et d'une liaison internet à haut débit. Cela dit, la meilleure réponse pour nous et pour le marché, c'est de proposer au client une offre légale et payante plus attractive que l'offre illégale, plus conviviale, plus simple, plus rapide et plus sécurisée. Un certain nombre d'éléments peuvent être conjugués et concourir au fait que les gens payent pour la musique, à condition de proposer un niveau de prix acceptable, et que la largeur de l'offre soit au rendez-vous.

 

 

Est-ce que le projet Fnacmusic.com que vous vous apprêtez à lancer est un moyen pour la Fnac de relever ce défi?

Fnacmusic.com est un nom de code. Nous avons lancé une recherche de nom auprès d'agences et du personnel de la Fnac. Notre objectif est de lancer avant la fin du semestre un site de téléchargement de musique dont nous serons totalement opérateur, que ce soit au niveau des négociations avec les fournisseurs, du packaging de l'offre, du contenu éditorial, de la facturation au client, etc., en nous appuyant sur un partenaire extérieur (MPO Online, Ndlr) pour l'encodage, l'hébergement et la DRM [gestion numérique des droits]. Notre ambition est de l'installer comme le leader de la vente de musique en téléchargement, comme la Fnac l'est déjà dans la vente de produits physiques en magasin et sur Fnac.com. Notre objectif est une offre large, avec un catalogue de 300.000 titres dès le mois de juin 2004, qui s'étendra à 500.000 titres en décembre 2004. Nous souhaitons aussi favoriser, via de nouveaux outils technologiques, l'accès du public à de nouveaux genres musicaux, de nouveaux artistes, de nouveaux courants, en nous appuyant pour cela sur nos disquaires experts, qui alimenteront le contenu du site au travers de "playlists", et participeront à des forums de discussion avec les internautes.

 

Source ZDnet

 

// edit par Myki : j'ai rajouté le lien de la source

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Oublie pas de mettre la source de ton message Rd14v, stp.

 

Le P2P non responsable de la chute des ventes

posté le Mercredi 31 mars 2004 à 04h45 par Guillaume Champeau

source : Etude

 

Une étude indépendante livrée par deux universitaires américains donne en conclusion que la baisse des ventes de CD dans le monde n'est qu'excessivement peu liée à la montée de l'utilisation des réseaux P2P. Un document que ferait bien de lire le CERNA, qui prenait lui récemment le parti inverse, et prônait pour cela une taxation de l'upload en France.

 

Felix Oberholzer de l'Ecole de Commerce de Harvard, et Koleman Strumpf de l'Université Chapel Hill (Caroline du Nord) arrivent à une conclusion frappante dans leur étude :

 

"Les téléchargements ont un effet sur les ventes que l'on ne peut statistiquement pas distinguer de zéro, malgré des évaluations plutôt précises. De plus, ces estimations ont une signification économique médiocre et sont inconsistantes avec l'idée que le partage de fichiers est la raison première du récent déclin dans les ventes de musique".

 

Pour livrer cette étude, les deux chercheurs ont mis en place à la fin de l'année 2002 un serveur OpenNap (utilisé notamment sous WinMX) qui a capté l'activité des utilisateurs pendant 7 semaines. L'avantage pour eux étant que les serveurs OpenNap sont particulièrement bavards puisqu'ils indiquent l'ensemble des recherches effectuées par les utilisateurs ainsi que les téléchargements lancés. Ce sont ainsi 1,75 millions d'échanges qu'a pu capter l'équipe pendant cette période. Ces données ont ensuite été rapprochées aux statistiques de l'évolution du marché du disque aux Etats-Unis, lesquelles ont montré qu'il n'y avait donc pas de corrélation particulièrement évidente entre les deux modes de distribution...

 

Lire l'étude

 

Source Ratiatum

 

Myki

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Étude: le peer-to-peer naurait quun impact limité sur la baisse des ventes de CD

Par John Borland

CNET News.com

Mercredi 31 mars 2004

 

Prenant le contre-pied de nombreuse études, généralement commanditées et financées par l'industrie du disque, deux universitaires américains affirment que les téléchargements de fichiers musicaux contribuent peu au ralentissement des ventes dalbums.

 

SAN FRANCISCO – Une étude universitaire américaine (*), dont les résultats ont été publiés lundi 29 mars, conclut que le téléchargement "peer-to-peer" ne joue qu'un rôle minime dans la diminution des ventes de CD.

 

L'étude a été réalisée par deux professeurs: Felix Oberholzer de la Harvard Business School, et Koleman Strumpf de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Pour les besoins de leurs travaux,  ils ont analysé les téléchargements de fichiers musicaux pendant 17 semaines, au cours de l'année 2002. Ils ont ensuite mis en correspondance les données sur ces transferts de fichiers avec les réelles performances des ventes des mêmes chansons et albums. Ils ont ainsi constaté que les échanges de fichiers, même à un niveau élevé, semblaient se traduire par un impact sur les ventes d'albums «statistiquement proche de zéro».

 

«Nous avons découvert que le partage de fichiers n'avait eu qu'un impact limité sur les ventes de disques», rapporte les auteurs. «Bien que des téléchargements se produisent à grande échelle, la majorité des utilisateurs sont des individus qui n'auraient pas acheté l'album, même en l'absence du partage de fichiers.»

 

Cette étude est, à notre connaissance, la modélisation économique la plus détaillée sur des données directement issues des réseaux de partage de fichiers. Elle va, à coup sûr, raviver le débat sur les effets des logiciels populaires comme Kazaa ou Morpheus sur une industrie du disque en perte de vitesse.

 

Concurrence accrue des marchés du DVD et des jeux vidéo

 

Les grandes maisons de disques ont vu leurs ventes chuter ces dernières années et ont accusé les téléchargements gratuits de musique d’être en grande partie responsables de leur perte de revenus. D’autres ont mis en avant des facteurs supplémentaires, tels qu’une baisse des dépenses des ménages pendant la récession et une concurrence accrue d’autres formes de loisirs comme les DVD et les jeux vidéo; ces deux secteurs ayant enregistré une croissance sur la même période (Lire à ce sujet l'entretien qu'a accordé le directeur du disque de la Fnacà ZDNet France).

 

Les responsables des systèmes d'échange de fichiers se sont réjouis de cette étude, espérant qu'elle inciterait les dirigeants des maisons de disques à utiliser des réseaux peer-to-peer pour distribuer la musique. «Nous sommes favorables aux recherches pertinentes dans l'industrie croissante du peer-to-peer, et cette étude semble avoir couvert un terrain intéressant», a déclaré Nikki Hemming, P-DG de Sharman Networks, la société australienne qui a racheté Kazaa. «Vous imaginez le potentiel si l'industrie du disque coopérait réellement avec des sociétés telles que la nôtre, au lieu de nous faire la guerre?»

 

Les deux chercheurs ont utilisé les fichiers "logs" (de connexion) de deux serveurs OpenNap fin 2002, pour observer environ 1,75 million de téléchargements sur 17 semaines. Cet échantillon a permis d'obtenir d'intéressantes données comportementales et économiques. Ainsi, les chercheurs ont constaté que l'utilisateur lambda ne s'était connecté que deux fois sur cette période, téléchargeant 17 chansons environ. Certaines personnes ont, toutefois, largement dépassé cette moyenne; un internaute se serait ainsi connecté 71 fois, téléchargeant plus de 5.000 fichiers musicaux.

 

Selon l'étude, 5.000 téléchargements d'un album annulent la vente d'un CD

 

Felix Oberholzer et Koleman Strumpf ont restreint leur base en choisissant, au hasard, un panel de 500 albums à partir de l'évolution des ventes de divers genres musicaux; ils ont ensuite comparé les ventes de ces albums avec le nombre de téléchargements correspondants. Même dans la version la plus pessimiste de leur modèle, ils ont découvert qu'environ 5.000 téléchargements d'un même album créerait un manque à gagner équivalent à la vente d'un seul CD physique. Aussi, malgré les proportions phénoménales qu'ont pris ces téléchargements dans le monde, ceux-ci ne contribueraient que pour une infime partie à la baisse des ventes d'albums au cours des dernières années, rapportent les chercheurs.

 

Leurs données semblent même montrer que les téléchargements pourraient avoir un léger impact positif sur les ventes d'albums phare, ajoutent-ils. Leur étude n'aura certainement pas le dernier mot dans cette affaire. De précédentes analyses ont montré que le partage de fichiers avait aussi bien des effets positifs que négatifs sur les ventes de disques.

 

Le syndicat des maisons de disques américaines, RIAA (Recording Industry Association of America), s'est empressé de rejeter ces résultats, les jugeant incohérents avec leurs propres données. «De très nombreux groupes et analystes très respectés, dont Edison Rester, Forester et l'Université du Texas, entre autres, ont tous déterminé que le partage illégal de fichiers avait un impact nuisible sur les ventes de CD», martelle Amy Weiss, porte-parole de la RIAA. «Nos propres études montrent que les personnes qui téléchargent le plus de fichiers sont celles qui achètent le moins de CD.»

 

Source ZDnet

 

Myki

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