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Myki

FAI vs Cinema : le torchon brule

Messages recommandés

A Cannes, le monde du cinéma se mobilise contre le piratage

mardi 11 mai 2004 (Reuters - 17:01)

par Wilfrid Exbrayat

 

CANNES - A la veille de l'ouverture du 57e festival, les professionnels du cinéma ont établi mardi à Cannes un état des lieux de la piratage audiovisuel et souligné l'urgence d'y remédier, sous peine de disparition pure et simple de la création.

 

"L'opinion doit comprendre ce message fondamental: le libertaire tue la liberté", a déclaré en préambule d'un colloque Nicolas Seydoux, président de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA), faisant allusion aux réseaux P2P permettant de télécharger des fichiers musicaux ou des films entiers au mépris du droit d'auteur.

 

"Si aujourd'hui la musique est dans cet état et si le cinéma arrive si mal préparé et si le phénomène a pris tant d'ampleur, c'est qu'il n'y a pas eu solidarité entre les auteurs et les 'majors'", a-t-il ajouté, prenant pour référence la fusion AOL/Time Warner, qui selon lui a davantage pris en considération les "tuyaux" que les contenus.

 

D'autres organismes de poids participaient à cette rencontre, dont le Centre National de la Cinématographie (CNC) qui présentait deux analyses, l'une quantitative, l'autre quantitative, sur le téléchargement de films sur internet.

 

L'étude quantitative a été menée par l'institut Médiamétrie du 15 au 21 avril 2004 auprès de 3.086 internautes âgés de 15 ans au moins.

 

Au premier trimestre 2004, la France comptait 15,3 millions d'internautes disposant d'un accès au domicile, dont 54% à haut débit. En outre, 58% des internautes disposaient d'un abonnement datant de moins d'un an et 66% d'entre eux se connectaient quotidiennement.

 

Près de trois millions de ces internautes avouaient avoir déjà téléchargé des films gratuitement à partir d'internet et en moyenne ces internautes déclaraient 26 DVD gravés à partir de ces téléchargements dans leur vidéothèque.

 

L'internaute pirate fait plus du stockage qu'il ne visionne de films. Sur une période s'étalant de la mi-mars à la mi-avril, il télécharge en moyenne 11 films mais n'en regarde que 4,2.

 

Parmi les films les plus téléchargés durant cette période, figure au premier rang "Le monde de Némo". On retrouve aussi la trilogie du "Seigneur des Anneaux", celle de "Matrix", celle de "Taxi".

 

LIENS AVEC LE CRIME ORGANISE

 

Cette pratique du téléchargement illicite touche surtout le secteur de la vidéo puisque 44% des téléchargements se font après la sortie en salles du film mais avant la sortie en vidéo. Les internautes pirates semblent d'ailleurs avoir une très mauvaise connaissance du droit puisque plus de la moitié d'entre eux pensent que le téléchargement est légal pour autant qu'on n'en fasse pas commerce.

 

L'étude qualitative, réalisée à partir de deux réunions de groupes d'internaute, conclut que la piraterie est à la portée de tous grâce à des logiciels gratuits de P2P tels que Kazaa, eMule ou eDonkey et à des logiciels de "rippage" qui se simplifient.

 

Mais souvent, la lourdeur des fichiers et leur mauvaise qualité technique constitue un frein au développement du piratage, à la différence de celle pratiquée sur les fichiers musicaux.

 

Mais la généralisation du haut débit et des formats de compression tels que le DivX, donnant une qualité similaire à celle du DVD, pourraient bien faire sauter ce barrage.

 

L'étude qualitative reprend en partie les conclusions de l'étude quantitative, en particulier sur le "sentiment d'impunité" que ressentent les internautes fautifs.

 

Enfin, le phénomène du téléchargement de films est récent et national puisqu'il ne porte pas que sur les "blockbusters" hollywoodiens mais aussi sur les films français.

 

"Le piratage par internet augmente plus en Europe que partout ailleurs dans le monde", observe Dara McGreevy, directeur régional de la MPA (Motion Pictures Association) américaine.

 

Pour la MPA, présente également lors du colloque et qui estime le manque à gagner des téléchargements pirates à 3,5 milliards de dollars, "les gouvernements doivent faire du délit de piraterie par internet une priorité et admettre l'existence de ses liens avec le crime organisé".

 

Elle ajoute que poursuivre en justice les individus qui proposent des films en téléchargement est une "option de dernier recours mais qui n'est pas à exclure" dans la mesure où "neuf films sur dix qui font leur première apparition sur internet proviennent de copies réalisées au caméscope numérique".

 

Source Libération

 

Myki

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Guerre de l'ADSL

 

Le cinéma boude les fournisseurs d'accès

 

Le torchon brûle toujours entre les professionnels du cinéma et les fournisseurs d'accès, les premiers accusant les seconds de ne rien faire pour empêcher le piratage. En marge du Festival de Cannes doit se tenir aujourd'hui un colloque "contre la piraterie audiovisuelle", organisé par le Centre National de la Cinématographie et Canal+. Déçue de ne pas y avoir été conviée, l'Association française des fournisseurs d'accès (AFA) a envoyé ce communiqué à la presse : "S'agissant d'un colloque prévoyant la rencontre des 'professionnels du cinéma et de l'Internet', l'Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet regrette le choix des organisateurs de tenir écartée de toute participation, sans raison, l'association représentative des fournisseurs d'accès et de services Internet, alors même que l'AFA avait été associée à certains travaux de préparation." Et de poursuivre : " L'AFA maintient donc sa proposition, maintes fois renouvelée, aux industries culturelles de sortir d’une situation de guerre froide et d’engager des discussions dans un cadre apaisé."

P.Z.

 

Source SVM Blog

 

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Ambiance glaciale à Cannes entre opérateurs internet et l'industrie du cinéma

Par Estelle Dumout

ZDNet France

Mardi 11 mai 2004

 

Réunis sur la Croisette, les studios tirent la sonnette dalarme devant lampleur des échanges de fichiers gratuits de leurs oeuvres. Lassociation des fournisseurs daccès, vexée de nêtre pas du débat, dénonce leur refus du dialogue.

 

Après l’industrie du disque, c'est au tour des studios de cinéma et de l’ensemble du secteur audiovisuel de stigmatiser l’échange des copies sauvages de leurs oeuvres, par le biais des réseaux gratuits "peer-to-peer". Et quel meilleur moment, pour sensibiliser le grand public, que la veille de l’ouverture du festival du film de Cannes?

 

Un colloque rassemblant l’ensemble du secteur s’est tenu le 11 mai au Palais des Festivals, à l’initiative conjointe du Centre national de la cinématographie (CNC), du groupe Canal Plus, de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) et des organisateurs du festival. Sondage à l’appui, réalisé par l’institut Médiamétrie, les organisateurs ont dressé un bilan alarmiste de leur situation.

 

«Notre objectif est de sensibiliser le monde du cinéma et des télécoms au problème de la piraterie», explique à ZDNet Benoît Danard, chef du service études au CNC. «Nous voulons également jeter les bases de la réflexion pour contrer ce phénomène», sans pour autant mettre l’accent uniquement sur le côté répressif.

 

19% des internautes téléchargent des films gratuitement

 

«L’opinion doit comprendre ce message fondamental: le libertaire tue la liberté», a déclaré en ouverture du colloque Nicolas Seydoux, le président de l’Alpa. Et de déplorer: «Si aujourd’hui, la musique est dans cet état, si le cinéma arrive si mal préparé et si le phénomène a pris tant d’ampleur, c’est qu’il n’y a pas eu de solidarité entre les auteurs et les majors.»

 

Selon l’étude réalisée par Médiamétrie, près de 19% des internautes déclarent avoir déjà téléchargé gratuitement des films sur internet. Ils affirment détenir en moyenne 26 DVD gravés à partir de ces téléchargements dans leur vidéothèque. Si le CNC prône la pédagogie pour tenter de freiner le phénomène, son représentant réclame également «un renforcement du dispositif législatif actuel».

 

Pourtant, en marge des discussions, une polémique a quelque peu détourné l’attention du sujet principal. La veille du colloque, l’Association des fournisseurs d’accès internet (AFA) publiait un communiqué pour protester contre sa tenue à l’écart d’une telle manifestation. Ce sont pourtant eux qui sont en première ligne dans ce dossier. «Nous avons été associés aux réunions de préparation, à la demande du CNC», explique à ZDNet Stéphane Marcovitch, le délégué général de l’association. «Au départ, il était même prévu que nous participions aux tables rondes, mais depuis 15 jours nous avons disparu [de l’ordre du jour], sans explication».

 

Free et Cegetel présents malgré tout

 

Et l’association d’y voir un nouvel épisode de «la guerre froide» qui oppose les fournisseurs d’accès et les «industries culturelles». Celles-ci se refusent à tout dialogue tant que la loi sur la confiance dans l’économie numérique n’est pas adoptée. Elle doit être validée définitivement jeudi par le Sénat.

 

Pour Olivier Zegna-Rata, directeur des relations extérieures du groupe Canal Plus, il s’agit d’un non événement. «Nous avons invité directement les fournisseurs d’accès à notre colloque. Le président de Wanadoo devait venir, mais a eu un empêchement. En revanche, nous avons accueilli le directeur général de Free, Michael Boukobza et les représentants de SFR-Cegetel.»

 

Free n’est pas membre de l’AFA et SFR Cegetel fait partie du même groupe que Canal Plus, à savoir Vivendi Universal, rappelle Stéphane Marcovitch. Et de regretter qu’en l’absence des représentants des autres FAI, le colloque n’est plus «qu’une réunion traditionnelle d’ayants droit se plaignant des conséquences du piratage».

 

Source ZDnet

 

Myki

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:P:-(:-P

 

Ouiiiinn, je peux plus me payer une suite sur la croisette à cause des méchants pirates internautes !!!!!

 

Bon, ben faut faire les places moins chères au ciné, et puis diviser le prix des dvd par 2 !!!

 

Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne les achètent pas pour que ça se vende plus !!!! (Coluche)

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Piratage : les auteurs proposent une séance de dialogue aux FAI

Philippe Crouzillacq, 01net., le 12/05/2004 à 19h42

 

Hier à Cannes, les représentants des auteurs ont invité les FAI à participer à une table ronde. Placée sous l'égide des pouvoirs publics, elle aurait pour objectif de trouver une solution au piratage sur Internet. Entre les deux parties, le climat demeure très tendu.

 

Leur incompréhension est totale, leurs objectifs économiques sont toujours divergents, mais on a assisté, hier, à Cannes, à une petite évolution dans le dialogue de sourds qui prévaut aujourd'hui entre les professionnels du cinéma et de la musique et les FAI (fournisseurs d'accès à Internet).

 

A l'occasion d'un colloque antipiratage qui se tenait sur la Croisette, Pascal Rogard, le directeur général de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) a appelé à l'organisation d'une table ronde, sous l'égide des pouvoirs publics, entre les représentants des industries culturelles et les FAI.

 

Peu avare de propositions, il a également suggéré à l'Etat français de proposer à ses partenaires européens une baisse de la TVA sur les téléchargements de contenus audio et vidéo en ligne.

 

Entretemps, les FAI restent accusés par les professionnels du septième art de se servir du cinéma et des films comme « têtes de gondoles » pour écouler auprès du grand public des abonnements d'accès à Internet haut débit.

 

Cette esquisse de dialogue devenait nécessaire, si l'on considère l'ampleur des dégâts provoqués par le pillage des contenus culturels. « Aucun modèle économique ne peut résister à une telle déferlante », a expliqué le président de la Sacem , Laurent Petitgirard. L'heure est donc au dialogue - même timide - avec les FAI. Faute de mieux, car beaucoup ont encore les nerfs à vif.

 

« On ne peut pas faire un doigt d'honneur à toute une génération »

 

Ainsi hier, en réponse à un intervenant du camp Internet qui évoquait une certaine  « rigidité des ayants droit »  , Laurent Petitgirard a pour sa part glissé que  « si les ayants droit sont rigides, c'est parce qu'ils crèvent ! Et si rigidité il y a, il s'agit d'une rigidité cadavérique ! »  Ambiance...

 

La plupart des intervenants à la manifestation ont reconnu qu'il convenait également de faire oeuvre de pédagogie envers le grand public. A propos de la récente et très controversée campagne de lutte contre le piratage récemment lancée par le Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), le président de la Sacem - décidément très en verve - a donné le la.

 

En précisant « qu'il s'agissait d'une initiative d'une vulgarité incroyable » et, « que l'on ne pouvait pas faire ainsi un doigt d'honneur à toute une génération ».

 

« Il faut éduquer les jeunes , a entonné de son côté le cinéaste Luc Besson. Aujourd'hui, un ado qui paie un abonnement à Internet, c'est un peu comme s'il entrait sur un terrain de jeu, sans qu'on lui en explique les règles. » Aux yeux du grand public, le forfait d'accès à Internet donne en effet, à tort, carte blanche pour télécharger illégalement sur le Web.

 

Nicolas Seydoux, PDG de Gaumont et président de l'Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle), a enfoncé le clou en affirmant qu'il fallait « gagner le combat de l'opinion publique en faisant passer ce message clair que le libertaire [dont se prévalent certains internautes, NDLR] tue la liberté [entendons la liberté de création, NDLR) . »

 

Cependant, au-delà des discours, et des bonnes intentions, existe-t-il vraiment des solutions pour inverser une tendance qui pourrait menacer de mettre en péril toute l'industrie du divertissement ? En France, l'Alpa a déjà exploré avec un succès certain la voie répressive, qui consiste à faire traduire en justice les fraudeurs .

 

Mais cela ne saurait suffire à endiguer le phénomène. Tôt ou tard, des solutions techniques viables devront voir le jour. Peut-être à l'image de ce qu'entend faire Canal Plus. Le groupe de communication vient en effet de racheter Moviesystem , une plate-forme qu'il souhaite transformer à terme en un « iTunes » (le service de musique en ligne d'Apple) de la diffusion payante de films sur Internet.

 

Tarantino, pirate des salles obscures !

 

Invité du colloque, le réalisateur de  Kill Bill  s'est exprimé sur le piratage en sa qualité - temporaire - de président du 57  e  Festival du film de Cannes. Il a décrit le piratage comme un danger pour tous les métiers du cinéma. Un rien provocateur, il a aussi confessé un penchant certain pour les images rares, introuvables, voire interdites à la vente. L'assistance a eu l'applaudissement poli, et a évité de faire trop la morale à ce grand enfant surdoué, mais quelque peu turbulent.

 

Extraits : « Il y a un bon et un mauvais côté à tout cela. Du mauvais côté, il faut reconnaitre que le piratage est une menace pour tous les métiers du cinéma. Pour le contrer, nous sommes souvent obligés de sortir les films quasi simultanément dans nombre de pays afin d'éviter le plus possible la diffusion de copies illégales. Mais il existe aussi un bon côté. Prenez l'exemple de la Chine (où nous avons tourné  Kill Bill  pendant trois mois). Eh bien le gouvernement chinois n'a jamais autorisé la diffusion du film sur son territoire. Et dans le cas de la Chine, je suis content qu'ils piratent le film, car au moins cela permet aux gens de le voir !

 

J'ai toujours voulu voir ce film : El Topo, d'Alejandro Jodorowski, qui pour des raisons légales n'était pas visible depuis des années. Eh bien un jour, j'ai finalement réussi à mettre la main sur une copie illicite d'une copie d'une copie d'une copie d'une copie d'une version japonaise, dont la vision ressemblait à un aquarium, mais c'était génial! »

 

Source 01net

 

Myki

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