Début 1995, lors d'un séjour de trois mois en autarcie totale sur l'île des États, l'aventurier André Bronner, dit “Yul”, découvre les vestiges du “Phare du Bout du Monde”, construit par les Argentins en 1884 et qui inspira Jules Verne pour son roman éponyme.
De retour à La Rochelle, l'idée germe alors dans son esprit de faire revivre cette lueur proche du Cap Horn. C'est décidé, le “Phare du Bout du Monde” reprendra du service avant la fin du millénaire… Il crée en novembre 1995 “L'association du Phare du Bout du Monde”, qui bâtit une réplique à l'échelle ½ présentée pour la première fois au Salon Nautique de Paris en décembre. C'est un franc succès, tant auprès des média que du public.
Yul passe alors début 1996 deux mois à Ushuaïa et à Buenos Aires pour approfondir ses recherches et présenter son idée aux Argentins. C'est l'enthousiasme ! Le phare est déclaré monument historique par les autorités, et sa reconstruction d'intérêt municipal par la ville d'Ushuaïa.
Tant et si bien qu'en janvier 1998 débarquent sur l'île des Etats dix Français avec 17 tonnes de matériel.
Deux mois plus tard, les deux éclats du Phare du Bout du Monde sont de nouveau visibles par 54° 45 S et 64° 50 W : il est inauguré le 26 février en grande pompe par les autorités argentines.
Épilogue : Yul décide d'ériger à La Rochelle (12 780 km plus au nord) une réplique du “Phare du Bout du Monde”, sur pilotis en face de la Pointe des Minimes. Il sera inauguré le 1er janvier 2000…
À toi de jouer, DK…